Manifestations interprofessionnelles dans le Cher ce jeudi

Une grève et des manifestations nationales sont prévues ce jeudi 4 février, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires. Ces mobilisations « pour l’emploi, les salaires et le service public » débutaient dans le Cher à partir de 10 heures à Bourges, et de 10h30 dans d’autres points du département. Elles ont réuni près de 500 personnes au cours de la matinée.

Des manifestations se déroulent ce jeudi 4 février dans différents points du Cher, à l’appel national de l’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires.

« Combattons ensemble les plans de licenciements pour que le travail reste une priorité pour tous, exhorte ainsi la CGT dans un tract. Nous vivons ici, nous travaillons ici. Nous devons nous battre pour le progrès social, l’intérêt général et le changement de société, la sortie du système capitaliste. Partout dans le monde, dans tout le pays, les mêmes dictatures économiques sont imposées aux travailleurs, aux populations. Le champ des possibles est ouvert pour l’émancipation et la reconquête de droits collectifs et individuels, saisissons-le. »La manifestation de Bourges était programmée à 10 heures. D’autres rassemblements étaient prévus à partir de 10h30 à Vierzon, Saint-Amand-Montrond, Saint-Florent-sur-Cher et La Guerche-sur-l’Aubois.

À Vierzon, le rendez-vous était donné au Forum République. La voiture sono de la CGT est arrivée sur place autour de 10h25.

Deux partis politiques sont représentés : Lutte ouvrière et le NPA 18. Le maire, Nicolas Sansu (PCF), est arrivé à 10h40 pour saluer les manifestants.

Les bus ont été momentanément stoppés lors du départ de la manifestation, avant de parvenir à quitter le Forum République autour de 10h50.

Daniel Angibaud, secrétaire de l’Union locale CGT de Vierzon prend la parole : « Les retraités ne veulent plus qu’on leur dénie le droit de vivre en bonne santé. »

La manifestation a atteint, à 11h20, les 200 participants selon notre comptage et celui de la police. La CGT en revendique 250.

La manifestation s’est achevée à 11h45.

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Précarité, pauvreté, licenciements : une centaine de manifestants à Vierzon

Pour s’opposer aux licenciements, à la précarité et à la pauvreté, des rassemblements ont lieu ce samedi, à l’appel de la CGT à Bourges et à Vierzon. Une centaine de personnes s’est rassemblée à Vierzon tandis qu’ils étaient une quarantaine devant le siège du Medef à Bourges.

À Vierzon, une centaine de personnes se sont réunies entre 10 h 30 et 11 heures, ce samedi matin, pour cette manifestation à laquelle se sont joints des militants du Nouveau parti anticapitaliste et de Lutte ouvrière. Le même mot d’ordre a rassemblé les participants, rappelé par Daniel Angibaud, secrétaire de l’Union locale CGT : les licenciements actuels, dans le cadre de la crise économique suite au Covid, ne seraient pas inéluctables. Il a cité notamment la grande distribution.

Le hasard a fait qu’au même moment, et au même endroit, à l’entrée du jardin de l’Abbaye, un petit groupe d’anciens combattants préparaient la cérémonie patriotique de la Journée nationale d’hommage aux Morts pour la France. Ils n’ont pas pris ombrage de cette présence un peu bruyante, leur cérémonie se déroulant à bonne distance, devant le monument aux Morts du square Beaufrère.

Avec le marché voisin, place Jacques-Brel, un grand nombre de passants a pu avoir connaissance des revendications des manifestants (arrêt des licenciements, maintien des mesures de chômage partiel payé intégralement par les grands groupes, abandon des réformes de l’assurance chômage et des retraites…) Ce rassemblement s’est déroulé dans le calme, sous le regard de trois policiers. Un appel a été lancé afin de rejoindre la manifestation de l’après-midi, à Bourges, contre la loi Sécurité globale et les violences policières.

À Vierzon, un accord entre les grévistes de la société de maroquinerie SVM et la direction

64 salariés de la Société vierzonnaise de maroquinerie (SVM) ont décidé de lever leur grève, mercredi 2 décembre, après un accord avec la direction. Ils protestaient contre la suppression de deux jours de congés et exigeaient le maintien de trois semaines de congés en juillet ou en août.
64 salariés (sur 96), soutenus par la CGT, ont mené une grève surprise, mercredi 2 décembre, de 6 heures à 10 h 15 environ, devant la Société vierzonnaise de maroquinerie (SVM), Rue Pierre-et-Jean-Serpaud, à Vierzon.
Les salariés protestaient notamment contre la suppression de deux jours de congés (appelés jours de fractionnement). Ils exigeaient le maintien de trois semaines de congés en juillet ou en août et le versement des primes d’intéressement et participation par année civile pour 2019 et 2020. En outre, ils demandaient une augmentation générale de 2 %.

Après avoir été reçus par la directrice des ressources humaines, les grévistes ont déclaré avoir obtenu satisfaction et ont levé la grève aux alentours de 10 h 15.
Jean-François Rioland, le P-DG du groupe Riolant, annonce avoir été surpris par cette grève : « Toutes leurs revendications avaient soit déjà été abordées en comité d’entreprise, soit on ne pouvait pas y répondre. Pour les primes de participation par exemple, il faudra attendre la fin de l’année. Les jours de fractionnement sont bien là. » Il regrette que la grève soit intervenue en période de Covid : « on est dans une période très difficile. On a eu cinq à six semaines non travaillées dans l’année. »

Benoît Morin

1er Mai : Le jour d’après je veux quoi ?

Alors que le monde entier fait face à la pandémie, ce 1er Mai sera plus que jamais la journée internationale de luttes des travailleuses et travailleurs. Depuis le début de la crise sanitaire, des millions de personnes sont confinées. De nombreux pays vivent grâce aux oublié·e·s, aux invisibles de nos sociétés, qui continuent à travailler, le plus souvent au risque de leur propre vie.

Les paroles de reconnaissance des gouvernements n’ont pas été suivies d’actes forts. Les mots sont évidemment insuffisants pour exprimer notre colère et notre détermination à faire changer les choses.

Nous porterons ce 1er Mai 2020, bien que confiné·e·s, les revendications qui sont plus que jamais d’actualité.

Sacrifier la santé des travailleur·se·s n’est pas admissible, La santé, la sécurité, le droit de retrait, de grève, le droit syndical doivent être respectés !

Sacrifier les droits des travailleur·se·s sur l’autel de l’économie n’est pas tolérable et ne pourra continuer quelle que soit la situation

Ce n’est pas une prime donnée au bon vouloir du patron ou de l’employeur public, une aide ponctuelle aux plus modestes qui suffiront aux travailleur·se·s : ce sont de vraies revalorisations salariales du Smic et des salaires, en particulier dans les conventions collectives où ils sont les plus bas, tout comme dans la Fonction publique !

Sacrifier les plus précaires d’entre nous n’est pas admissible dans une société d’égalité et de solidarité

Vacataires, intérimaires, intermittent·e·s, services civiques, la précarisation des travailleur·se·s s’est multipliée ces dernières années et la situation des chômeur·se·s et étudiant·e·s a été dégradée, tout comme celle des sans-papiers aujourd’hui ignoré·e·s sur le plan sanitaire comme social.

Même confiné·e·s, manifestons toutes et tous le 1er Mai

️ Prenez-vous en photo avec une pancarte et partagez-là :

  • commencez votre message par : « Le jour d’après je veux » et faites entendre vos revendications !
  • partagez vos photos, directement sur les réseaux sociaux en utilisant #1maicgt ;
  • vous pouvez également nous les adresser sur l’adresse mail photos- luttes@cgt.fr de façon à ce que la communication confédérale puisse les partager.

 

LUL vous propose cette affiche que vous pouvez imprimer et partager largement sur les réseaux sociaux que vous utilisez, mais vous pouvez poster un autre slogan, pas de soucis.

1ermai
Le 1er Mai, soyons visibles, solidaires, déterminé·e·s. Nous ne paierons pas la crise générée par des choix politiques d’un système capitaliste mortifère.

Transformons le monde de demain en un monde vivable, de justice sociale, écologiste et féministe !

Qui a parlé d’essoufflement de la mobilisation sociale ?

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L’intersyndicale qui s’est réunie ce jour appelle à poursuivre le renforcement et l’élargissement de la mobilisation en multipliant les initiatives les 30 et 31 janvier en direction des populations. Elle a également décidé d’une nouvelle journée de grève et de manifestation à la veille de la Conférence de financement des retraites, mercredi 29 janvier.

Face a une réforme volontairement ambiguë, aujourd’hui, la seule chose que tout le monde a bien compris, c’est qu’il faudra travailler au moins jusqu’à 64 ans !

Le gouvernement doit entendre le mécontentement social sur son projet de réforme,  et en tirer la seule conclusion qui s’impose : le retirer et ouvrir de véritables négociations permettant de renforcer et de pérenniser notre système actuel de retraite.

Photo des diverses manifestations de décembre et janvier:

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Amplifions la mobilisation du 5 décembre, partout en France, toutes et tous en grève !

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La liste des appels à la grève pour le 5 décembre ne cesse de de s’allonger.
Dans les entreprises privées comme dans celles du public, le mouvement s’étend.

Tous les jours, le mécontentement des salarié·e·s, des étudiant·e·s se fait entendre, sous toutes les formes et sur toutes les questions : les salaires, l’emploi, les conditions de travail et de vie…

Depuis quelques semaines, l’exécutif tente toutes les manœuvres, même les moins subtiles comme le débat sur l’immigration, pour détourner la colère et reprendre la main sur les événements – mais leur stratégie semble échouer.

La prise de conscience collective sera toujours plus forte que leur stratégie de division.

Quoi qu’il en soit, le doute semble avoir changé de camp.

Il nous reste 15 jours pour lever les derniers obstacles à la mise en mouvement de ceux qui hésitent encore à passer à l’acte. Il nous faut le faire en incluant toutes les revendications qu’ils expriment et en leur proposant de rejoindre la CGT.

N’est-ce pas la meilleure façon de préparer le 5 décembre et ses suites

4-pages contre la réforme des retraites:

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Le service d’imagerie médicale de l’hôpital de Vierzon en grève à 100%

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Les douze agents du service d’imagerie médicale de l’hôpital de Vierzon (radio, scanner et IRM), que l’on appelle les « manip radio » sont en grève ce mercredi 6 novembre. Il suivent un appel national demandant une meilleure reconnaissance de leur métier. Ils dénoncent le manque d’effectifs et de formations.

On les appelle des manipulateurs en éclectroradiologie médicale (MERM), ou plus familièrement « manip radio ». Ils sont douze à assurer le fonctionnement des radios, scanners et IRM à l’hôpital de Vierzon. Pour la première fois, ils ont décidé de se mettre en grève toute la journée du mercredi 6 novembre. Ils ne sont pas syndiqués mais soutenus par la CGT de l’établissement. La grève est suivie à 100% mais trois agents sont assignés pour les urgences.

Les agents suivent un mouvement de grève national qui demande une meilleure reconnaissance de leur travail. « Tout le monde a besoin de nous, mais personne ne nous connaît, résume Pierre Macsay, manip radio. Nous sommes les seuls à savoir faire fonctionner les machines. »

Au niveau local, les agents dénoncent un manque de personnel à l’hôpital : « Nous sommes en permanence en sous-effectifs depuis l’ouverture de l’IRM, déplore Pierre Macsay.  Nous pouvons travailler avec trois week-ends d’affilée, des séries de six jours d’affilée… Je viens de sortir de 48 heures de garde. Les douze manip radio ont fait 1.390 heures supplémentaires depuis début 2019 et l’année n’est pas finie. Ces heures ne sont pas payées et difficilement récupérables. »

« On a un salaire de base inférieur aux autres bac+3 de l’hôpital »

Les agents demandent également une meilleure rémunération. Ils ne touchent ni la prime Buzyn (100 euros par mois) pour les urgences, ni la prime Veil (100 euros par mois également) destinée au personnel soignant. Le salaire des manip radio démarre à 1.800 euros bruts par mois et atteint 1.860 euros bruts au bout de cinq ans. « On a un salaire de base inférieur aux autres bac+3 de l’hôpital, souligne Pierre Macsay. On ne se soucie pas de nous. Nous sommes en contact avec le sang, le vomi, les matières fécales. On fait des prises de sang, on perfuse les patients… Dans notre première année de formation, nous devons développer nos compétences de soignants. »

Justement, les douze agents dénoncent un manque de formation. « Nous avons eu seulement une formation obligatoire. Depuis l’ouverture de l’IRM, les autres formations sont attribuées à l’IRM car c’est la vitrine de l’hôpital », poursuit-il.

Pour montrer leur mécontentement, les manip radio ont pris une décision radicale, qui n’impactera pas les patients : « Depuis mardi matin, nous avons cessé toute activité de facturation, précise Pierre Macsay. Dans les textes réglementaires, on n’est pas tenu à la facturation. C’est un moyen de pression qui se fait partout en France. La perte financière est colossale. Mais pour nous, avec une journée de grève, la perte est importante. Et cela n’aura pas d’influence sur le patient. »

« On est typiquement dans le cas d’un mouvement de grève national, comme celui qui s’est produit sur les urgences, et le personnel exerce son droit de grève, déclarent Karim Amri et Frédéric Mazurier, administrateurs provisoires de l’hôpital. Il n’y a jamais eu de remontée de leur part. Nous ne ferons pas de commentaires sur les revendications. » Tous deux soulignent que les manip radio sont aussi bien traités que les autres professionnels de l’hôpital :  « Il n’y a pas une catégorie socioprofessionnelle qui soit mieux traitée qu’une autre. La question de la reconnaissance d’un métier fait partie des négociations nationales . » Toutefois, dans une lettre aux agents, la direction des ressources humaines reconnaît qu’il manque 1,7 équivalent temps plein pour l’ensemble de l’unité. Elle admet aussi que les manip radio « exercent un métier de soin qui peut être lourd physiquement et psychologiquement face aux pathologies prises en charge et l’effectif général dans cette profession est nettement plus réduit que les personnels soignants. »

Une prochaine journée de grève est prévue jeudi 14 novembre avec cette fois-ci les autres services de l’hôpital, à l’occasion de la journée nationale de grève dans le monde de la santé. 

Benoît Morin

Guichets SNCF : nouvelle mobilisation des cheminots

Les Cheminots CGT de la région Centre Val de Loire avec 700 autres cheminots de toutes la France rassemblés Gare du Nord à Paris, à l’appel de la Fédération CGT des cheminots, pour exiger la réouverture des gares et des guichets sur tout le territoire national !

Nouvelle journée d’action à la SNCF partout en France. Mardi 5 novembre, les cheminots se mobilisent pour sauver les guichetiers, un métier menacé par internet et les bornes automatiques.

Des files d’attente interminables en gare, des guichetiers de moins en moins nombreux remplacés par des machines… Une situation dénoncée mardi 5 novembre par les agents de la SNCF. Une déshumanisation que déplorent aussi les usagers. « Je suis vieux, je ne peux pas maîtriser internet et je tremble. Je préfère donc aller au guichet », explique l’un d’entre eux. En cinq ans, selon le syndicat Unsa, au service clientèle de la SNCF, plus de 2 000 postes ont été supprimés.

Un nouvel objectif pour Jean-Pierre Farandou

Cette situation est intenable pour la CGT, qui réclame des embauches. « On est dans une tension permanente, voire d’agression. Les agents ont l’impression de ne pas faire correctement leur travail », explique Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots. Les syndicats pourraient avoir gain de cause. Le week-end dernier, le nouveau PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, annonçait que la durée maximale d’attente aux guichets ne dépasserait plus 30 minutes.

 

Fin du conflit social à La Poste dans le sud du Cher

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Le conflit social lié à la restructuration de La Poste dans le sud du Cher a pris fin, ce vendredi, après cinquante jours de grève.

C’est la fin d’un conflit social qui aura duré cinquante jours dans le sud du Cher. Le préavis de grève illimité, déposé par Sud et la CGT, a été levé ce vendredi par les deux organisations syndicales à la suite des discussions menées avec la direction de La Poste.

Une partie des grévistes reprendra le travail ce samedi et une autre lundi. La distribution du courrier dans le sud du département, qui connaissait de nombreuses perturbations depuis le début du mouvement, devrait connaître une nette amélioration dans les prochains jours. « Les équipes de l’établissement sont désormais mobilisées dans leur totalité pour garantir la qualité de service due à leurs clients », a souligné la direction de La Poste, hier, dans un communiqué.

Le protocole de sortie de conflit a été signé ce vendredi à la mi-journée entre la direction de l’établissement de Saint-Amand-Montrond et la CGT. Les mesures de l’accord portent notamment sur le recrutement de trois personnes en contrat à durée indéterminée.

Selon le communiqué de La Poste, l’accord comporte « des renforts pour faciliter l’appropriation de la nouvelle organisation mise en place le 17 septembre dernier et diverses autres mesures d’accompagnement ».

Sud n’a pas signé le protocole

La CGT évoque de son côté des « avancées sur les conditions de travail » et se réjouit « de la mise en conformité de l’îlot du Châtelet », actuellement en travaux. En revanche, elle n’a pas obtenu gain de cause en ce qui concerne le maintien d’effectifs à Châteaumeillant et Lignières.

Le syndicat Sud n’a pas signé le protocole de sortie de conflit, jugeant « complètement insuffisantes » les mesures liées à cet accord.

Guillaume Faucheron

CGT Cheminots de Vierzon : oui le droit de retrait est justifié

David Lasnier, secrétaire du syndicat CGT Cheminots de Vierzon, réagit au droit de retrait des cheminots ce qui a entraîné d ‘énormes perturbations dans les trains. Il s’en explique.

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Le droit de retrait avec danger grave et imminent était-il justifié ?

Bien sûr qu’il est justifié, nous avons évité un drame en Champagne Ardennes. Un TER a percuté un camion de transport exceptionnel sur un passage à niveau. Suite à cet accident, une majorité d’agents de conduite et de contrôleurs de la région de Reims exercent depuis hier leur droit de retrait.

Ces agents alertent une nouvelle fois des dangers de l’Equipement Agent Seul. (Agent de conduite seul). Depuis des années, la CGT Cheminots n’a de cesse de dénoncer ce système.

Un bilan qui tient du miracle ! Puisque 11 personnes sont légèrement blessées sur 70 voyageurs présents !

Le train a déraillé mais sans se coucher ! Le feu a envahi la cabine de conduite.

Le conducteur du TER a dû appliquer lui-même toutes les procédures de sécurité à bord du train, en laissant les voyageurs seuls et faire toutes les procédures sur le terrain afin de protéger son train contre toutes circulations ferroviaire pouvant venir sur la voie contigüe et ceci malgré ses blessures. Avec ces procédures de sécurité, il a permis l’arrêt d’un train arrivant à contre sens. Les conséquence auraient pu être lourdes puisque certains passagers étaient descendus du train dans les voies.

Avec un contrôleur à bord, cela ne se serait pas passé comme cela. Il est formé à ce genre de situation  et ce serait occupé des usagers dans ce mouvement de panique générale. 0Je n’ose même pas imaginer ce qu’il s’est passé dans la tête des gens. Tout le monde aurait pu avoir un proche dans cette situation. Vous imaginez un peu ? Je pense que les personnes à bord on mesuré le danger que le conducteur soit seul dans ce  moment-là.

Pourquoi ne pas appliquer ce droit de retrait à chaque accidents de passage à niveaux par exemple ?

Effectivement nous pourrions le faire à chaque incident sur les passages à niveau. Si l’agent se sent en danger, il est libre d’exercer son droit de retrait. Car c’est une action individuelle comme le prévoit le code du travail.

N’y avait il pas moyen de prévoir un mouvement social spécifique sur l’absence de contrôleurs au lieu de prendre les usagers de court ?

Les faits du 16 octobre ont précipité les choses et il y a un ras le bol des cheminots. Les effectifs sont de moins en moins importants donc les agents sont de plus en plus sollicités pour pallier à ce manque de personnel. Et puis pour organiser une grève à la SNCF il y a un processus de 15 jours entre le moment où les organisations syndicales déposent une demande de concertation immédiate et le premier jour de grève. Ce que les usagers ne savent pas, c’est qu’avant un mouvement de grève, il y a au moins 2 étapes de négociation et de dialogue avec la direction. C’est bien elle qui a le pouvoir de stopper ce processus. Et puis je tiens à préciser quand même que la date n’a pas été choisi comme nous l’avons entendu sur certaines chaines d’information. Oui c’est les vacances scolaires et oui les usagers vont avoir du mal à prendre le train. Mais c’est également pour leur sécurité que nous faisons cela et pas pour les pénaliser où les prendre en otage.

Quelle est la situation des conducteurs aujourd’hui ? Quelle fréquence de trains sans contrôleurs ?

La situation aujourd’hui sur la mobilisation est très importante, sur la région Centre Val de Loire, peu de trains ont circulés (environ 85% de trains supprimés). Il y a une prise de conscience énorme depuis cette incident. La fédération CGT des Cheminots n’a cessé de le dire à la Direction, dans la presse, dans les tracts que l’EAS était un danger pour les circulations et les usagers. Mais comme à chaque fois, il est de coutume de dire que nous sommes privilégiés de travailler à la SNCF et que ce sont des faux problèmes.

La fréquence des trains qui circulent sans contrôleurs sont les trains Tours – Nevers, Orléans – Nevers via Vierzon/Bourges et Bourges Montluçon sur notre région. C’est juste énorme, vous imaginez le nombre de fois que le scénario qui s’est déroulé le 16 octobre en Champagne Ardennes pourrait se reproduire sur nos lignes ? je vous laisse imaginer au niveau national.

Quelle sera la prochaine mobilisation ?

La fédération CGT des Cheminots est en réflexion pour rejoindre l’action interprofessionnelle du 5 décembre contre la réforme des retraites. Notre fédération a des propositions sur le sujet, notamment l’élargissement de notre régime spécial à l’ensembles de la branche ( travailleurs du rail).

Quelques initiatives entre temps sur des thèmes bien spécifiques. Le 31 octobre, une action sur le Fret à Rungis notamment pour la sauvegarde de train Perpignan – Rungis que Fret SNCF a décidé de ne plus faire ainsi que le passage en SAS (société anonyme par action simplifiées) au 1er Janvier 2020. Le 5 Novembre, une action gare contre les réorganisations et les suppressions des guichets et le 19 Novembre, une action équipement contre la sous traitance à la SNCF.

Vierzonitude

 

la CGT une force à vos cotés