Ésat : débrayage du personnel

Les personnels de l’Ésat de Vierzon et d’Altea production, gérés par l’association des PEP18, ont débrayé hier matin pour dénoncer leurs conditions de travail. Les moniteurs d’ateliers estiment aujourd’hui être devenus des employés de production, loin de leur mission première d’accompagnement des travailleurs handicapés.

Des personnels de l’Ésat (établissement ou services d’aide par le travail) et d’Altea production, gérés par l’association des PEP 18 (pupille de l’enseignement public du Cher), ont décidé de débrayer pour alerter sur leurs conditions de travail et celle des usagers.

Des moniteurs d’ateliers à qui on demande d’être rentables

Les personnels à l’initiative de ce mouvement, auxquels la CGT a apporté son soutien, se sentent en souffrance car ils n’ont plus le temps d’accompagner leurs usagers (travailleurs handicapés), de véritablement faire du médico-social, leur mission première. Les moniteurs considèrent être devenus « employés de production à qui on demande d’être rentables ».

À l’atelier blanchisserie, ils observent que la charge de travail est supérieure à la capacité prévue pour la taille des locaux, des machines et de l’effectif. Cela se répercute sur l’ambiance et le moral des usagers, dont certaines paroles de mal-être, collectées auprès d’eux, ont été lues durant la manifestation. De plus, à la suite de la crise sanitaire, des personnels sont partis, et il est aujourd’hui difficile de trouver des remplaçants.Un groupe de travail dès le 15 juin

Pour la direction des PEP 18, représentée par son directeur général, Bruno Chesneau, et le directeur de l’Ésat (Vierzon – Veaugues- Vesdun), Nordine Essalhi, les origines du problème émaneraient de l’atelier blanchisserie et seraient dues à des tensions antérieures.

Bruneau Chesneau regrette qu’à aucun moment, les salariés et ceux qui les représentent (syndicats), n’aient soulevé le problème. Il se dit « pour le dialogue social » et ressent « un climat plutôt bon ». Et il indique qu’une réflexion est actuellement en cours sur la qualité de vie au travail.

Après ce débrayage, deux monitrices d’ateliers ont rencontré la direction dans la journée. Il leur a été proposé de mettre en place, dès ce mercredi 15 juin, un groupe de travail qui réunira tous les moniteurs d’ateliers et les moniteurs principaux. 

1er mai 2022 Plus que jamais mobilisé-es pour nos revendications

Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, la mobilisation sera nécessaire.

La situation économique et sociale est en effet marquée par l’aggravation des inégalités, de la précarité et par la crise écologique qui s’accélère dangereusement. Les questions des salaires, des services publics, de protection sociale et de transition écologique devraient être au cœur des débats et amener des réponses concrètes.

Enfin, l’exigence de paix est aussi une revendication syndicale dans le contexte terrible des guerres notamment en Ukraine. C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, UNSA, Solidaires, FSU, UNEF, VL, MNL et FIDL appellent d’ores et déjà à préparer un 1er mai revendicatif pour faire de cette journée un temps fort de la mobilisation pour les salaires, les pensions, la protection sociale, les emplois, les services publics, l’engagement de la rupture écologique, la paix.

Pour une rupture profonde en matière salariale et pour les pensions. Avec un taux d’inflation qui s’emballe, la situation faite aux agent-es du public comme aux salarié-es, aux retraité-es, aux privé-es d’emploi comme aux étudiant-es n’est plus tolérable tandis que les milliardaires en France ont accumulé 236 milliards supplémentaires lors de la pandémie. Dans le public comme dans le privé, le travail des salarié-es doit être reconnu à la hauteur de sa valeur, des richesses qu’il crée, et garantir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Les étudiant-es doivent pouvoir faire leurs études sereinement sans subir la précarité. Les pensions de retraites doivent être également revalorisées. Le 1er mai, exigeons des mesures fortes et générales d’augmentation des salaires et des pensions, des bourses étudiantes et un plan de rattrapage des pertes accumulées.

Pour arrêter de malmener les services publics. Alors que les services publics contribuent à répondre aux besoins de la population et à réduire les inégalités, pour les organisations syndicales, il est aujourd’hui temps de reconnaitre la valeur et l’engagement de leurs agent-es en améliorant leurs conditions de travail et en revalorisant d’urgence le point d’indice. L’urgence est en effet au renforcement et à la consolidation des statuts, à l’embauche massive et à la juste rémunération de tous les fonctionnaires.

Pour défendre et conforter notre modèle social. Les organisations syndicales continuent d’exiger la suppression de la réforme de l’assurance chômage, comme elles s’opposeront à tout projet visant à reporter l’âge légal de départ en retraite. La préservation de notre modèle social et de son financement passe par la lutte contre le chômage, par les augmentations de salaires, par la lutte contre l’évasion fiscale ou encore par la fin des exonérations de cotisations sociales non compensées par l’État.

Pour la transition écologique. Ce 1er mai doit être l’occasion d’exprimer la nécessité de mesures fortes et immédiates pour éviter les conséquences dramatiques du dérèglement climatique pour les écosystèmes et les populations. Cette question concerne au tout premier chef le monde du travail.

Pour lutter contre les semeurs de haine. Les organisations s’indignent de la montée des discours d’extrême droite qui propagent la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme et qui rejettent les luttes sociales, féministes, humanistes, ou encore d’identités sexuelles et de genre. Les organisations appellent à faire de ce 1er mai un moment fort de réaffirmation des valeurs de solidarité et d’égalité et d’opposition à toutes les formes de discriminations.

Pour la paix et la solidarité internationale. Fidèle à sa tradition internationaliste, le mouvement syndical placera aussi ce 1er mai sous le signe de sa solidarité avec le peuple ukrainien, et tous les peuples victimes des guerres. Les réfugié-es, d’où qu’elles et ils viennent doivent être accueilli-es dignement et sans discrimination, les citoyen-nes russes et biélorusses qui expriment leur opposition à la guerre doivent être soutenu-es. Nos organisations dénoncent l’agression de la Russie et militent pour la paix. Celle-ci passe par un retrait immédiat des troupes russes du sol ukrainien et par le retour à la diplomatie afin de dégager une solution respectueuse des droits des peuples et du droit international. Les crimes de guerre doivent être dénoncés et punis quel que soit le pays où ils sont commis. Enfin, les organisations syndicales exigent une politique d’accueil humaniste qui soit la même pour toutes et tous les réfugié-es quels que soient leurs pays d’origine.

Pour toutes ces raisons, la CGT, l’UNSA, Solidaires, la FSU, l’UNEF, la VL, le MNL et la FIDL appellent salarié-es, agent-es public-ques, jeunes, retraité-es ou encore les privé-es d’emploi à participer aux rassemblements et aux manifestations le plus massivement possible le 1er mai.

RENDEZ VOUS 10H30 PLACE DE LA RESISTANCE A VIERZON.

UN REPAS PARTICIPATIF AURA LIEU AU STADE JEAN-PIERRE PIETU DE CHAILLOT APRES LA MANIFESTATION

Le 8 mars à 11h00 en grève pour dire stop aux inégalités salariales

Le 8 mars, la journée internationale des droits des femmes sera une fois de plus l’occasion de descendre dans la rue pour manifester en faveur de l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes.

Le calcul des inégalités professionnelles montre que l’écart salarial entre les hommes et les femmes est de l’ordre de 25 % en faveur de ces premiers. Précarité, bas salaires, temps partiel subi restent encore et toujours l’apanage des femmes.

Pour que cesse cette situation inique, la CGT lance un préavis de grève le 8 mars. Tout au long de la journée, des actions seront organisées sur tout le territoire pour exiger une réelle égalité salariale et professionnelle. A 15h40, des débrayages concrétiseront la différence de salaire : 15h40 c’est l’heure ou, pour un même travail, les hommes continuent à être payés alors que les femmes commencent à travailler gratuitement.

« La crise sanitaire a mis en exergue la nécessité de métiers précaires exercés majoritairement par les femmes comme les métiers du soin, du lien, de la santé, obligeant le gouvernement à reconnaitre ces professions comme essentielles. Mais ces filières sont défavorisées, mal payées, avec une absence de mixité qui entretient les disparités salariales » analyse Céline Verzeletti, secrétaire confédérale CGT.

Particulièrement exposées pendant la crise, ces femmes ont permis la continuité des soins et de l’accès aux différents services. « Cette journée sera l’occasion de rappeler la permanence de nos constats :  les femmes sont plus soumises que les hommes au temps partiel subi, leur déroulé de carrière est moins rapide, elles ont des emplois plus précaires. Leur retraite est le reflet de leur carrière hachée, et souvent subie : les inégalités de pension sont encore plus importantes que celles des salaires parce que les carrières féminines cumulent plusieurs handicaps, comme les salaires plus bas et les carrières moins importantes », poursuit Céline Verzeletti.

Si en France, l’arsenal législatif n’a cessé de s’étoffer depuis 1983 et la loi Yvette Roudy, (lois en 2001, 2006, 2011, 2015, 2021), la réalité prouve que l’objectif d’égalité « travail de valeur égale, salaire égal » n’est pas encore atteint aujourd’hui.

Pour l’atteindre, la CGT propose notamment de revaloriser les métiers à prédominance féminine (…en particulier ceux du lien et du soin), de supprimer les écarts de rémunération sur l’ensemble des éléments de négociation, d’établir une obligation de résultat et non pas de moyens en sanctionnant les employeurs qui discriminent, de renforcer la présence des femmes dans les institutions représentatives du personnel…

RENDEZ VOUS A BOURGES A 11H00 DEVANT L’ANCIENNE MAISON DE LA CULTURE

À Vierzon, les salariés de Paulstra-Hutchinson ont fait grève pendant 24 heures

Le site Paulstra-Hutchinson de Vierzon a fait l’objet d’une grève de 24 heures, entre mardi et mercredi, en même temps que vingt autres sites du groupe Hutchinson. Objectif : faire pression sur la direction à l’occasion des négociations annuelles obligatoires.

Le mouvement social, à l’intiative de la CGT, avait commencé, mardi 8 février, à 20 heures et s’est terminé mercredi 9 février, à 20 heures. Selon le syndicat, il concernait 90 % des salariés de la production et 10 % des services supports. Un piquet de grève était installé devant l’usine, ce mercredi, de 8 à 18 heures. « Toutes les heures, nous effectuons un filtrage des camions qui viennent alimenter le site et venir chercher des pièces », expliquent les salariés grévistes.

5 % d’augmentation demandée

L’objectif de ce mouvement de grève était de faire pression sur la direction à l’occasion des négociations annuelles obligatoires, qui auront lieu vendredi 11 février pour Paulstra. « Ils nous ont annoncé 2 % d’augmentation, ce qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps, souligne le délégué syndical CGT. Mais quand on voit l’inflation à 2,8 % en décembre 2,9 % en janvier…  » Alors les salariés, eux, veulent 5 % d’augmentation.

Par ailleurs, les grévistes CGT indiquent que les salariés de Vierzon n’ont pas touché la prime TotalEnergies de 550 euros à laquelle ils auraient pu prétendre, fin novembre.

Sollicité par notre rédaction, Jonathan Goszka, le responsable du site de Vierzon, n’a pas souhaité réagir.


Benoît Morin

Le 27 janvier, l’heure est à la mobilisation de toutes et tous

Communiqué commun des organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL appelant à une journée de mobilisation le 27 janvier 2022.

Personne ne peut ignorer le contexte social et économique, les augmentations des produits de première nécessité, de l’énergie comme de l’alimentation et, finalement, du coût de la vie pour toutes et tous, jeunes, actifs, demandeurs d’emploi et retraités.

Personne n’ignore que seuls les salaires, les pensions et les aides et allocations continuent de stagner ou même de baisser au regard de l’inflation, de décrocher par rapport aux qualifications, dans le privé comme dans le public.

Si, dans certains secteurs et entreprises, des mobilisations et des négociations ont permis d’obtenir des revalorisations de salaires, trop souvent encore les négociations sont au point mort ou les propositions des employeurs loin du compte.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL ne peuvent s’en satisfaire et n’entendent pas en rester là !

Sans augmentation du point d’indice et du Smic, il n’y aura aucune avancée pour les salarié.e.s dont les mínima de branche sont actuellement en dessous du salaire de base minimum.
 Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL contestent, dans le même temps, que le gouvernement ait maintenu sa réforme de l’assurance chômage qui aura pour conséquence d’enfermer de trop nombreux salariés dans des emplois à faible salaire, à temps partiel ou en CDD.

Les retraité.e.s, très massivement mobilisé.e.s, attendent toujours une réponse pour une augmentation immédiate de leurs pensions, retraites de base et retraites complémentaires, dont la dernière revalorisation a été plafonnée à un niveau très inférieur à l’inflation.

La jeunesse, confrontée à une grande précarité de vie et de travail, à la pauvreté, accentuées par la crise sanitaire, économique et sociale, doit obtenir une réponse à l’encontre des réformes libérales de l’éducation, de la formation, et de l’assurance chômage décidées par le gouvernement.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL soutiennent les actions et mobilisations organisées dans les jours et semaines qui viennent pour exiger des augmentations de salaires et défendre les emplois et conditions de travail et appellent à une mobilisation interprofessionnelle sur les salaires et l’emploi le jeudi 27 janvier 2022.

Il est urgent et indispensable d’agir toutes et tous ensemble, par la grève et les manifestations, pour l’augmentation immédiate de tous les salaires du privé comme du public, des allocations pour les jeunes en formation et en recherche d’emploi, ainsi que d’améliorer les pensions des retraité.e.s.

À Vierzon, la mise en place de cinq tournées sacoches passe mal chez les facteurs

La Poste met en place, dès le 18 mai, une nouvelle distribution du courrier à Vierzon. Trois tournées seront supprimées et cinq autres deviendront des tournées sacoches. Un préavis de grève a été déposé par la CGT et Sud.

« C’est l’une des pires réorganisations de notre vie postale » : Emmanuel Neveux-Schuler, délégué syndical CGT à la Poste, s’inquiète de la réorganisation postale qui entrera en vigueur, dès ce mardi 18 mai, à Vierzon. Un préavis de grève a d’ailleurs été déposé pour cette journée par la CGT et Sud.

« La tournée sacoche aura lieu de 9 à 16 heures »

Trois tournées de facteurs doivent en effet être supprimées à cette date. Il n’y en aura plus que 25 au lieu des 29 actuelles. Mais pour la CGT et Sud, il y a pire. Parmi les 25 tournées, cinq seront désormais des tournées sacoches. « Trois préparateurs viendront à 6 h 40 le matin à la Poste de Vierzon, explique Emmanuel Neveux-Schuler. Ils vont préparer six tournées. À 9 heures, le facteur prendra sa sacoche et s’en ira livrer le courrier. Le facteur devra parcourir 30 kilomètres à vélo. »

Selon la CGT, c’est l’usager qui devrait être pénalisé. « La tournée sacoche aura lieu de 9 à 16 heures, prévient Emmanuel Neveux-Schuler. Le Berry, les usagers l’auront à 16 heures (pour les abonnés recevant le journal par la Poste, NDLR). »

Toujours selon la CGT, cette réorganisation s’explique par « Le volume de courrier qui diminue. » La Poste confirme qu’elle « adapte régulièrement son organisation à l’évolution de son activité, caractérisée notamment par une baisse structurelle des volumes de courrier et par la forte croissance des volumes de colis.  »

La réorganisation concerne aussi la commune de Lury-sur-Arnon. « Une tournée sera supprimée, indique Emmanuel Neveux-Schuler. La factrice en question, qui avait vingt-cinq ans de service, a donné sa démission à la Poste. Elle ne voulait pas partir, elle voulait rester à Lury. La Poste ne s’intéresse pas à l’humain. »

Emmanuel Neveux-Schuler regrette d’ailleurs que « les plis électoraux ne sont plus distribués par la Poste mais par la société Adrexo. »

« Cette évolution n’a aucun impact sur le service rendu aux Vierzonnais »

La direction de la Poste, elle, met en avant les avantages des nouvelles tournées sacoches : « La nouvelle organisation, mise en place mardi 18 mai, correspond à l’évolution de quelques tournées notamment dans la gestion de la préparation et de la distribution assurées par deux facteurs différents (un facteur prépare la tournée d’un facteur qui en assure la distribution). Cette formule permet au facteur qui distribue, d’être, durant sa tournée, encore plus au contact des clients particuliers, entreprises et commerçants. »

Par ailleurs, la Poste assure qu’il n’y aura pas de changement pour les usagers : « La direction confirme également que cette évolution n’a aucun impact sur le service rendu aux Vierzonnais. »

Les facteurs de Vierzon, eux, sont invités à participer à un rassemblement départemental,  le mardi 18 mai, à Bourges, devant la poste centrale (rue Moyenne). Après Vierzon et Lury-sur-Arnon, ce sont en effet, selon la CGT, trois autres communes qui feront l’objet d’une réorganisation : Léré, Sancerre et Aubigny. 

Benoît Morin

À Bourges, Vierzon, Saint-Amand-Montrond… Les habitants du Cher dans la rue pour la fête du travail

Ce samedi matin, trois cents personnes ont participé au traditionnel défilé du 1er mai à Vierzon. Le cortège a démarré de la place de la Résistance pour rejoindre le square Lucien-Beaufrère, via une étape sur la place Gabriel-Péri. Syndicalistes, militants, élus ou simples citoyens ont manifesté. « Notre revendication de baisse du temps de travail tout au long de la vie prend tout son sens aujourd’hui, comme l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux », a clamé Daniel Angibaud, secrétaire de l’union locale CGT.

Le syndicaliste a appelé les manifestants à se « battre pour une sécurité sociale à 100 % financée par le salaire socialisé et les cotisations » et « combattre la réforme de l’assurance chômage ». Une nouvelle fois la CGT appelle à « un changement de société ».

Ce rendez-vous du 1er mai s’est achevé par un moment festif, avec un petit concert orchestré par des intermittents du spectacle « inquiets pour l’avenir.

Manifestations interprofessionnelles dans le Cher ce jeudi

Une grève et des manifestations nationales sont prévues ce jeudi 4 février, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires. Ces mobilisations « pour l’emploi, les salaires et le service public » débutaient dans le Cher à partir de 10 heures à Bourges, et de 10h30 dans d’autres points du département. Elles ont réuni près de 500 personnes au cours de la matinée.

Des manifestations se déroulent ce jeudi 4 février dans différents points du Cher, à l’appel national de l’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires.

« Combattons ensemble les plans de licenciements pour que le travail reste une priorité pour tous, exhorte ainsi la CGT dans un tract. Nous vivons ici, nous travaillons ici. Nous devons nous battre pour le progrès social, l’intérêt général et le changement de société, la sortie du système capitaliste. Partout dans le monde, dans tout le pays, les mêmes dictatures économiques sont imposées aux travailleurs, aux populations. Le champ des possibles est ouvert pour l’émancipation et la reconquête de droits collectifs et individuels, saisissons-le. »La manifestation de Bourges était programmée à 10 heures. D’autres rassemblements étaient prévus à partir de 10h30 à Vierzon, Saint-Amand-Montrond, Saint-Florent-sur-Cher et La Guerche-sur-l’Aubois.

À Vierzon, le rendez-vous était donné au Forum République. La voiture sono de la CGT est arrivée sur place autour de 10h25.

Deux partis politiques sont représentés : Lutte ouvrière et le NPA 18. Le maire, Nicolas Sansu (PCF), est arrivé à 10h40 pour saluer les manifestants.

Les bus ont été momentanément stoppés lors du départ de la manifestation, avant de parvenir à quitter le Forum République autour de 10h50.

Daniel Angibaud, secrétaire de l’Union locale CGT de Vierzon prend la parole : « Les retraités ne veulent plus qu’on leur dénie le droit de vivre en bonne santé. »

La manifestation a atteint, à 11h20, les 200 participants selon notre comptage et celui de la police. La CGT en revendique 250.

La manifestation s’est achevée à 11h45.

la CGT une force à vos cotés